Aveu liminaire

Dans son projet initial, formé en 1996, ce répertoire ne s’est voulu qu’un abécédaire à usage privé, colligeant à des fins toutes pratiques les infos éparses dans les Cahiers Lautréamont, collection dont souvent je m’agaçais de devoir m’échiner à refeuilleter tout ce que je possédais, pourquoi ? Simplement pour retrouver tel détail dont j’avais omis de graver dans mon mental mou l’emplacement précis. Puis je trouvai bon d’intégrer à ce « Dico Ducasse » ébauché les éléments d’études personnelles dont j’avais amassé les feuillets depuis maints lustres, et dont le disparate fouillis me térébrait d’accès de même nature.

En faisant ce travail au départ de recopiage, des idées nouvelles me venaient, et l’objet s’en grossit. Genèse banale pour un dictionnaire. On ne fera donc que me rendre justice si l’on me dit que, quant aux faits, je n’apporte rien de neuf. Mes seules zones de recherches perso sont les sites internet et mon seul outil Google, choses à la portée du peuple connecté ; mais on sait que la toile est grande : des milliards de pages. Merci à Jean-Jacques Lefrère, qui m’accueillit sans façons, me disant que sa revue était faite par ses lecteurs. Sauf de lui et de Jean-Pierre Lassalle, je ne reçus du reste aucun écho.

Entretemps étaient nées les Histoires littéraires, auxquelles Lefrère m’invita à participer pour des comptes-rendus et notes de lecture, ce que j’acceptai. Là, sauf exception majeure, je ne rédigeais que des éloges, car l’anonymat me paraissait m’y vouer : si l’on médit, ce doit être au grand jour. Convié une fois, bizarre chose, à rendre compte d’un Cahier Lautréamont – proposition incestueuse sur quoi je bondis –, j’en profitai pour parler de moi, Rubempré de mes deux, et me défouler en me défenestrant un petit.

J’avais scrupule à envahir, parfois d’un demi-cahier, cette parution qui du coup m’en apprenait de moins en moins. Je qualifiai mon dico d’interminable (tautologie car existe-t-il un dictionnaire terminé ?), puis me taxai d’une agressivité digne du professeur Choron. Non que je juge Choron agressif (humoriste un peu fol, tout au plus, spécialiste des inventions impratiques), mais pour des raisons capillaires l’on m’y avait déjà comparé (ce qui cloche, c’est la ligne, Choron il est mince, moi la panse ce serait plutôt Balzac; mais, allez vous comparer à Balzac, et dans des Histoires littéraires encore bien ! Too much is too much.)

Bref rien de bien méchant, juste un peu bête : tout mon portrait. Pas vrai, maman ?

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