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~1629-1674. Seigneur normand, né à Rouen. Ce géant, au comportement brutal et à l’humeur aventureuse, coopéra, au titre de grand tueur, pour le compte du chevalier de Rohan, à une conspiration contre Louis XIV ; découvert, il mourut en combattant les gens d’armes venus l’arrêter :

Évitant une mort infâme
Il fourba même le bourreau
Il fourba le diable en ce point
Qu’il croyait emporter son âme
Mais l’affronteur n’en avait point

chante son personnage au début et à la fin du roman Latréaumont que lui consacra Eugène Sue en 1838. Jean-François Delesalle a révélé que le beau-frère du matamore était un sieur Normand d’origine béarnaise répondant au nom mélodieux de DUCASSE. Les Ducasse de Bazet descendraient-ils, par sa sœur, du père de Latréaumont le Conspirateur ? Ou bien est-ce Isidore, qui inversant le sens de l’histoire, remonte, tel le singe sauvage son bananier fructueux, ou bien Mervyn la rue Vivienne et un vol de grues non méditantes le boulevard adjacent, sinon, peut-être, Toto son pont-levis en meccano, jusqu’à l’ancêtre apollonicide ? Le Chancelier, qui ne dédaignait pas la particule (au bottin mondain il arriva que ce snob signe du Casse) s’est-il plu, parfois, à invoquer devant son fils une ascendance aussi honorable ? Au cas où cette circonstance lui aurait suggéré son pseudonyme, « LaUtréamont » pourrait n’être qu’une coquille ou un lapsus (dû, qui sait ? à une consonnace avec « Laubardémont »?) Ce pseudonymat s’inscrirait alors dans la longue série de ceux qui, tels Picasso, Céline, etc. suppléèrent au nom du père par celui d’une *mère ou anté-mère (ici en vérité très ancienne – mais Ducasse avait peu connu la sienne).

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