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Né le 9 août 1937 à Padirac (Lot).

Membre fondateur des Cahiers Lautréamont. À Paris, où, retour d’un voyage en URSS en 1958, il étudia aux « Languezo », il participa aux activités du mouvement surréaliste dès 1959, année où André Breton lui confia le soin d’inventorier la bibliothèque de son vieux compagnon Benjamin Péret, décédé le 17 septembre. Marié en 1962 à Thérèse L. Après 1966 – Breton est mort le 28 septembre – Lassalle, revenu au bercail, suit la carrière universitaire, professe à la faculté de Lettres Modernes de l’université de Toulouse Le Mirail et règne depuis Tournefeuille et sous des pseudonymes variés sur diverses feuilles occitanes, franc-maçonnes ou lapidaires (les pierres, dont il a dévoré le dictionnaire, sont sa passion oraculaire). Il étudie Maynard, Vigny, et surtout Lautréamont sur qui il dirige plusieurs thèses, dont (détail à vérifier$) la grande (1024 pages) La Guerre sainte, thèse de Liliane Durand-Dessert publiée en 1988 aux PU de Nancy. Quelques recueils de poésie avant 1971, puis d’autres réunis dans La fuite écarlate (1999), Poèmes presque suivi de La Grande Climatérique (2000), L’Écart Issolud (2001). Tant par ses recherches documentaires personnelles que par ses remarques linguistiques, il a apporté des dizaines de contributions, dont plusieurs décisives, à l’érudition ducassienne, dont il est le Grand Trouveur, le premier à saluer de ce titre et à honorer bruyamment. C’est fait. Lisez en particulier son dossier Dazet et le court mais dense article Les clavicules de Lautréamont (CL 1993/2) où il résout plusieurs énigmes qui avaient intrigué les lecteurs des Poésies et des Chants. Son seul tort au goût de l’histoire est de pousser jusqu’au pataphysique la vertu qu’il nomme polycrénisme (tolérance universelle envers la pluralité des interprétations incompatibles non seulement entre elles – ce ne serait rien – mais encore avec certains faits textuels peu contournables…

→ http://www.maldoror.org/travaux/Lassalle.htm

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