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L’une des trois arêtes basales du tétraèdre des instances, celle qui correspond au vrai. Si nous voyons dans la logique la simple théorie de la propagation des valeurs de vérité, deux questions préjudicielles se posent : combien de ces valeurs distingue-t-on et lesquelles? Dans quel espèce d’espace a lieu cette propagation? À la première le discours ducassion suggère de répondre que quatre valeurs suffisent : vrai (1), faux (0), probable (entre 0 et 1) et imaginaire (i). À la seconde, il fournit la réponse pratique d’un ensemble d’énoncés qui, de coïncider avec la littérature, paraîtrait se réclamer prioritairement de la rhétorique – apparence refusée. Comment? Rhétorique signifie que celui qui parle altère le champ logique d’au moins un pôle distorsif obligeant le lecteur à interpréter les variables sémantiques du discours en fonction du métabolisme de celui qui est censé l’émettre. Vu le caractère hypothétique, précaire de cette variable physiologique, ce type de discours perd rapidement beaucoup de sa lisibilité (exemples : Dante, Milton, qu’on est vite réduit à lire comme de la musique). Ducasse propose de substituer, partout où cela se peut, le logique au rhétorique, moyennant quoi toute hypothèse sur la personnalité de l’auteur deviendra facultative, bientôt indécente. Cette substitution est possible dans une foule de cas où on ne l’aurait pas cru, par le biais de la mise en action de la valeur logique imaginaire.

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