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Panoccos 1Héros du deuxième « beau comme » (IV, 5) : beaux comme des squelettes qui effeuillent des panoccos de l’Arkansas, les panoccos paraissent une version tronquée des panococos, « grands arbres au bois très dur de l’Amérique du sud » (cf. CL XXVII-XXVIII pp. 73-74) qui se retrouvent en Guyane, en Afrique, aux Comores et dans divers pays au climat tropical, mais dont la floraison en Arkansas reste douteuse. Filer une éclairante suggestion de Jean-Luc Steinmetz (page 246 de son édition de 2001) incline à penser que « l’homme aux lèvres de corail » ne réfère aux panoc(o)cos que par une assimilation implicite de cadavres scalpés avec les fleurs pourpres ou « fruits de corail » caractéristiques de l’érythrine. (Évitez de confondre les panococos, arbres costauds, avec les panacocos, qui sont des graines.) Dès 1950, Pierre-Jean Capretz avait dans sa thèse Quelques sources de Lautréamont pointé que « panococos en Guinée désigne plusieurs sortes d’arbres, l’ormosia coccinea et le swartzia formentosa ». Un Nouveau Dictionnaire d’Histoire Naturelle datant de 1803 signale que le panococo, erythrina corallodendron, est aussi connu sous le nom de « bois immortel ». Une recherche sur l’internet ne donne pour « Panocco » que le nom d’un héros de fairy tale – simple avatar graphique, semble-t-il, de Pinocchio (mari honnête taillé dans un bois italien de bonne qualité). Sur l’érythrine des Comores, je lis :

Panoccos 2

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