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De premier ordre, de deuxième ordre,… de n-ième ordre… – Poésies I quantifie ainsi les intelligences.

–        Les ordres supérieurs au deuxième ne sont que suggérés.

–        Et encore, très vaguement. Où situer Sue, trente-quatre fois moins intelligent que Villemain ?

–        D’abord, où situer Villemain ?

–        Bonne question.

–        De premier ordre, je ne vois que trois noms : Byron, Lamartine, Hugo.

–        Du second, Alfred de Musset.

–        Mais pourquoi, de Hugo, ne retenir que les poésies sur les enfants ?

–        Où se trouve beaucoup de mauvais ! – « Les poésies sur les enfants (où se trouve beaucoup de mauvais !) ». C’est dire que ces poésies-là offrent un matériau privilégié à la correction – à la correction, donc à l’intelligence en progrès. Ne sens-tu l’accent alléché dans le modulé du mot mauvais ?

–        J’ai une citation de Léautaud : « Les mauvais livres sont ceux qui m’ont le plus instruit ; ils m’ont éclairé sur ce que je devais éviter. »

–        Très bien, mon enfant. Or l’enfant offre, par son imperfection native…

–        M. Freud l’appelle pervers polymorphe.

–        Inachevé complet, oui, hydre de toutes les virtualités, à commencer par les pires, le moins qu’on puisse dire est que, chez lui aussi, se trouve beaucoup de mauvais ! Il offre ainsi une base naturelle à la correction.

–        Correction physique ou bien morale ?

–        Choisis, chère *Sophie !

–        Le moral commande le physique.

–        Tu l’as dit, bout de fille. (La fessant 🙂 Perfectionner l’enfant en lui enseignant à perfectionner les textes qui le visent, n’est-ce pas une bonne pédagogie ?

–        (Soupirant) Si.

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