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D’Young, de Musset, ou d’autres, les Nuits sont l’expression littéraire du non-amour de la clarté, frère aîné des saletés qui peuplent les interstices entre les tombes. Elles s’opposent en cela aux mathématiques. Si je considère l’Univers comme une vaste NUIT criblée d’astres scintillants, je dois admettre que les lumières que la science m’en propose doivent infiniment plus à la mathématique, qu’aux parcimonieux éclats de ces luminaires épars. La lumière mentale est la seule proportionnée à l’Univers. Notez en passant qu’il était indispensable, dans la création, vue en diachronie (Genèse, 1), que la lumière fût créée d’abord (premier «jour»), les luminaires ensuite (quatrième «jour» seulement). Sans le concept de lumière, sans sa possibilité concrète acquise, les astres luminifères ne disposeraient pas de ce qui n’est pour eux qu’une issue, empruntée lors d’un épisode éclatant de leur évolution.

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