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La critique antinationaliste, récurrente chez Rimbaud, obsessionnelle chez Nietzsche, est parfaitement absente chez Isidore Ducasse, poète des deux rives. Les nations il les survole. Ne se sentant pas d’un pays, il n’est pas distrait. Ce n’est pas que, ne se sentant pas tout à fait Français en France, il aurait scrupule, comme d’aucuns, à médire d’un pays hospitalier. Pas du tout. Il se contente de relever, parce qu’il l’a subie, la timidité du Franco-Belge Lacroix devant le * »procureur général », et accepte, comme d’une compétence étrangère à la sienne, mais plausible, l’hypothèse que la Suisse (où Naville, conférencier traitant du problème du mal gagnerait, suggère Ducasse, à considérer Maldoror), ou la Belgique (d’où lui écrit Malassis, où les Chants sont imprimés, d’où tout peut s’infiltrer en France, où séjournent encore de nombreux anti-impériaux), feront meilleur accueil à ses écrits.

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