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1858-193$. Fils de Pedro et familier du chancelier qu’il fréquenta quotidiennement durant ses dernières années (1875-1888), ce franc-maçon « précurseur de l’incaïsme actuel » (selon son neveu Edmundo) a dit se rappeler avoir connu Isidore Ducasse en Uruguay :

J’ai connu Isidore Ducasse, qu’on appelait Isidoro, quand j’avais six ans et lui dix-huit, en 1864. C’était un joli gamin (à cette époque nous étions encore des gamins à vingt ans), mais turbulent, agité, insupportable. Je n’ai jamais entendu parler de ses œuvres littéraires. La seule chose que me dit [François] Ducasse, peu après 1875, c’est qu’il était mort en 1870. J’ai toujours cru que c’était à la guerre.

En 1864, c’est impossible à moins de vacances-éclair au pays natal presque exclues par le temps de navigation aller-retour. Ducasse a passé l’année scolaire 63-64 au lycée de Pau et la suivante aussi. Si l’on prend ce témoignage au sérieux (en changeant 64 en 63), le mystère de l’année 1862-63 est éclairci : Isidore l’a passée à Montevideo et c’est alors que Cazeaux l’a vu « travailler dur » (deux années scolaires en une) sous la férule d’un précepteur particulier. Il ne saurait s’agir du passage-éclair de 1867, date à laquelle Ducasse, ayant presque atteint vingt-trois ans, pouvait difficilement passer pour un «gamin», même aux yeux d’un enfant de dix ans.

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