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1782-1824. GTM N° 6 ; totem : le-Compère-des-Ténèbres. Prêtre anglican et écrivain irlandais, auteur de *romans noirs dont le plus fameux est Melmoth the Wanderer (1820), réputé le chef-d’œuvre du genre. En 1865, *Baudelaire proposa à *Lacroix et *Verboekhoven de se charger de la traduction du roman qu’il tenait pour le plus beau du monde (lettre du 15 février 1865 à Mme Aupick) – Quoi de plus grand, quoi de plus puissant relativement à l’humanité que ce pâle et ennuyé Melmoth ? (De l’essence du rire III) –, mais l’affaire ne se fit pas et la traduction de Maria de Flos, parue en 1867 chez ces éditeurs, est aussi incomplète que les précédentes (l’original y est réduit de moitié). Ducasse a sûrement vu cette dernière traduction chez Lacroix, mais il avait pu lire Melmoth ou l’homme errant auparavant, sinon dans l’original anglais, dans une des deux traductions françaises de 1821 (peut-être celle de J. Cohen et 6 volumes qui use de la graphie Mathurin, employée par Isidore Ducasse ; l’autre, en 3 volumes, est de Mme Béguin). Maturin composa aussi plusieurs pièces, dont Bertram ou le Château de Saint-Aldobrand, tragédie en cinq actes qui contient – tout comme Melmoth – un récit de naufrage qui peut avoir inspiré (II, 13). Avant Melmoth, Maturin avait publié quatre romans : La Revanche fatale (1804), Le Jeune Sauvage irlandais (1808), Le Chef milésien (1811), Women ou Pour et contre (1818). – Saint Mathurin est le saint patron des fous.

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