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Propagateur d’une vision lubrique des hommes, des événements, des sentiments, le romancier se range en tête de ceux qui constatent au lieu de vouloir, voire (ce qui est plus grave encore) feignent de constater alors même qu’ils ont disposé les catégories performatives au départ de leurs prétendus constats. Le secret du *roman est levé : c’est le parti pris d’un auteur de se mettre, en entraînant la morale et lui, aux abonnés absents. Les descriptions fastidieuses, qu’on les lise dans un roman à la Balzac ou à la Robbe-Grillet, sont du même tonneau : c’est une philosophie qui refuse de s’écrire, sous prétexte qu’il y a des événements qui se produisent, des choses qui prêtent le flanc à la peinture. Décidant qu’on ne peut rien contre le mal, on dresse devant lui un chevalet, l’on actionne des pinceaux. Un tournoi, un combat de coqs, une corrida, un coït, une guerre en Flandres, procurent une égale joie aux *mouches, amies de la térébenthine. La pensée ne tarde pas à reprendre sa limpidité.

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