Étiquettes

, , , ,

Quel que soit l’intérêt des procédures de remise en service des textes en panne, la poésie ne se confond pas avec le réglage ; ou plutôt, elle ne s’y confond que si l’esprit du lecteur est assez éveillé pour comprendre qu’un réglage peut, à la lumière d’un éclair d’allumage, prendre valeur de *poésie dans l’imagination d’un fou occupé à jongler avec les mots de la phrase. Du point de vue de la théorie des systèmes on doit relever le statut tout à fait singulier du régulateur dans l’histoire des techniques. Albert Ducrocq observe à ce sujet : « Seul pratiquement avant le XXe siècle le régulateur à boules aurait pu servir de modèle linéaire, en ce sens qu’il est concevable d’imaginer par exemple une proportionnalité entre la vitesse de rotation d’un moteur commandé par un tel régulateur et le déplacement de l’index contrôlant ce régulateur. » (Logique générale des systèmes et des effets, p. 160). Une telle correspondance linéaire intéresse bien entendu au premier chef la littérature « du second *degré », celle qui prend les auteurs sauvages pour objet de contrôle. La métaphore de la régulation, suivant laquelle la littérature saisit le volant de sa propre évolution, est ici fondatrice. Plus topiquement, on rappellera que l’étude des mécanismes de régulation, définie sur le métabolisme humain ou animal, en particulier celui du sang, était alors au centre des études physiologiques de Claude Bernard sur l’acquisition de l’*autonomie, thème éminemment maldororien qui se retrouve intact dans les Poésies.

Âme moyenne
→ Maxime
→ Phénomènes de l’âme.

Advertisements