Étiquettes

, , ,

Ribafrecha (Vieille Castille) 18/11/1808 – Montevideo 1874.

Troisième des douze dédicataires des Poésies. Homme d’affaires, banquier, armateur, mondain, finalement consul de France à Montevideo, il était déjà riche à 24 ans lorsqu’il y émigra. Sa fortune croissant, il l’investit en maintes grandes entreprises d’utilité publique et devint dans la capitale une sorte de prince régnant. Isidore Ducasse a pu le rencontrer dès sa petite enfance avec le Chancelier. Selon une tradition familiale récemment recueillie chez les *Ducasse de Córdoba [Pierre Gibert], Pedro Zumarán, homme affable et cordial, soutint en 1867 Isidore Ducasse auprès du Chancelier, lecteur réticent du premier Chant de Maldoror, encore manuscrit, et le convainquit de laisser son fils se consacrer à la littérature à Paris, promettant même de l’aider pour son voyage de retour en France. Cela justifierait que (dans la dédicace d’un exemplaire des Chants vu jadis, égaré depuis) Ducasse l’ait nommé « mon protecteur ». Il a laissé son nom à une rue de Montevideo (il habitait 127 rue Zavala, tout près de chez Eugène *Baudry).

 

Advertisements