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Vermesch

Journaliste et poète anarchiste. Venu à Paris à dix-huit ans, il y obtint son brevet de médecin en 1867 mais n’exerça point. Proche de Verlaine avec qui il s’était lié d’amitié à l’occasion de la publication des Poèmes saturniens (1866), il dirigeait en 1867 Le Hanneton, journal des toqués. Avant 1870, il publia Le Latium moderne (1864), De l’ostracisme littéraire (1865), Saltimbanques et Pantins (1865), Lettres à Mimi (1866), les deux séries des Hommes du jour (1868), et surtout Le Grand Testament du sieur Vermersch (1868, en strophes 8´8 à l’instar de celui de Villon ; écrit à Sainte-Pélagie). Collaborateur du Peuple (le journal de Jules Vallès, devenu Le Cri du Peuple en 1871), communard en 1871, il ressuscita Le Père Duchêne (c’est alors que *Rimbaud, qui vante ses  » fantaisies admirables « , chercha à le rencontrer). Ami de *Damé, Vermersch figure au nombre des jeunes promoteurs d’une pensée à la fois positive et novatrice où l’on a pu trouver des résonances avec l’esprit, sinon la lettre, des Poésies d’Isidore Ducasse. Condamné à mort après la Commune, il se réfugia avec son épouse successivement à Genève, en Belgique, en Hollande et enfin à Londres où, en élevant des souris blanches, il édita Vermersch Journal et Qui vive? et publia encore, entre autres, Les Incendiaires (1871 http://bibliolib.net/Vermersch-incendiaires.htm ), La Grève et une Histoire de la Commune et des principaux membres du gouvernement (1872). Il hébergea Verlaine et Rimbaud lors de leur passage à Londres. Peu avant l’amnistie, il mourut dans un asile « fou, en d’affreuses douleurs » rapporte Verlaine qui préfaça en 1890 son roman par lettres inachevé L’Infamie humaine.

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