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1804-1857. Auteur des romans *Latréaumont (1838), Les Mystères de Paris (1842-1844), Le Juif errant (1844-1845), il évolua du récit d’aventures maritimes au feuilleton social et du dandysme à l’humanitarisme (il n’est pas interdit de comparer cette évolution, opérée sous le regard d’un lectorat régulateur, au reniement ducassien, si l’on veut ce mot – et pourquoi pas ?)

Sue

Le Juif errant fait l’objet d’une fugitive incarnation de Maldoror, devenu « celui qui s’absente volontairement, toujours fuyant devant lui, toujours l’image de l’homme le poursuivant. Le juif errant se dit que, si le sceptre de la terre appartenait à la race des crocodiles, il ne fuirait pas ainsi. » (III, 3) Le nom de Sue n’apparaît qu’une fois dans les Poésies, dans le rapport : « Villemain est trente-quatre fois plus intelligent qu’Eugène Sue et Frédéric Soulié ». Le romancier fait métier de mettre son intelligence en veilleuse : il y gagne. Le critique s’en sert comme lampe de mineur : attention au grisou. Le héros du Juif errant, *Rodin est cité (I : 23) parmi les diables en carton. (Aucune apparence qu’il puisse s’agir du Rodin de Sade.)

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