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« 1799 (30 octobre) : Il part pour Paris, où il doit passer l’examen d’entrée à Polytechnique. En réalité il a d’autres ambitions : « Je me croyais du génie pour le métier de Molière ou de Rousseau. » Il ne se présente pas à l’examen, mais il est bientôt déçu par les conditions de son existence parisienne et l’ennui de sa solitude. »

Ces lignes ne sont pas une variation sur des éléments de la vulgate ducassienne ; elles concernent l’auteur d’un petit livre en deux parties, Racine et Shakespeare (1823 et 1825) qui, avant le développement du romantisme français, en prononce ensemble un éloge mesuré et une critique incisive ; il est en cela symétrique des Poésies, qui se proposent pour leur part de tirer l’échelle. – Autre point de rencontre avec Isidore Ducasse : *Pascal, dont Beyle dit qu’il lit ses Pensées « comme s’il les avait écrites ». Grande différence : l’hispanisme hermosillien, qui fait des Poésies une parade où la majesté phraséologique enrobe d’effets de drapé très peu stendhaliens les formules dévastatrices. Les tempéraments divergent : la part romantique de Beyle l’incline au sentiment (dont il se méfie), celle d’Isidore Ducasse au déchaînement (qu’il exècre). L’un et l’autre sont des sujets d’idolâtrie. Chacun son club, *cigare à la clé.

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