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Du premier au sixième Chants de Maldoror et jusque dans les Poésies une scène revient : celle de la *séduction ou *« détournement de mineur ». Envers Édouard (I, 10), envers Mervyn (VI) comme envers l’enfant « assis sur un banc du jardin des Tuileries » (II, 6) l’abus dont Maldoror se rend coupable est d’abord celui d’une intelligence mûre envers une intelligence molle : celui d’un « instituteur immoral » – d’un duc assassin (duc = conducteur vigilant). Le même schéma commande l’idée que Ducasse se fait du rapport de la poésie de son temps au lecteur égaré sur des voies mauvaises par Byron, Musset et consorts ; par contraste, il ordonne celle qu’il conçoit d’une *pédagogie heureuse.

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