Étiquettes

, , , , , ,

1796-1842. Philosophe français. Par ses traductions, il se fit en France le promoteur des philosophes écossais de l’école dite psychologique (Thomas Reid, dont il traduisit les Œuvres complètes, Dugald *Stewart, William Hamilton) en réaction contre l’empirisme de Locke et le phénoménisme de Hume. Comme Maine de Biran et à la grande différence de Victor *Cousin, Jouffroy est un philosophe du journal intime. Son article Comment les dogmes finissent (« adieux au christianisme » publiés dans Le Globe du 24 mai 1825), que *Sainte-Beuve jugea « capital », élève le *mal du siècle aux cimes de l’angoisse métaphysique ; Jacques Vier suggère que ce texte a pu inspirer l’analyse qu’Ivan Karamazov fait à Aliocha de son poème sur le Grand Inquisiteur.

Théodore Jouffroy est un lointain « grand-oncle » d’Alain Jouffroy, poète et écrivain surréaliste né en 1928 qui a fait d’Isidore Ducasse l’une des figures tutélaires de son individualisme révolutionnaire.

(→Baudelaire)

Advertisements