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Pour se débarrasser d’un auteur embarrassant, une technique est de muer son image en idole. On le révère, on le commente, on l’édite en reproduisant les coquilles ou inadvertances de l’édition primitive, etc. bref on le consigne. À part cela, on n’en fait rien : il appartient à l’histoire. S’agissant d’un poète, Isidore Ducasse, dont le plus clair du message porte sur les normes optimales de la composition, l’auteur, au jugement, interrogera le commentateur : Qu’as-tu fait de mon enseignement ? Il scrutera ses ouvrages, appréciera la mesure où la leçon a été reçue, appliquée. Si elle est nulle, la conclusion s’imposera : ce commentateur fut, tout au plus, un idolâtre. Or dans un univers complet, celui-ci a aussi son rôle : il garde un pont.

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