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Ces 228 alexandrins de François *Coppée forment une plaquette de onze pages parue chez Lemerre en juillet 1869. Souvent lu sur les scènes en 1870, ce poème causa une polémique entre les journalistes dont certains accusèrent Coppée de mettre en cause le droit de grève (ou « droit de coalition ») consenti en 1863 aux ouvriers. Coppée s’éleva contre cette interprétation tendancieuse de son poème : il ne vise, assure-t-il, que le droit du plus fort, toujours odieux, quel que soit celui qui l’exerce. Dans un pamphlet analogue La Grève des Pilotes de l’Air (1998) adressé aux pilotes d’Air-France, l’éditorialiste Alain-Gérard Slama grince en citoyen et en alexandrins contre la prise en otage de maints innocents voyageurs par une clique de pilotes surpayés. Est-ce de la poésie ? Ducasse juge que non : Laissez [cela] de côté, conseille-t-il (I : 39). – Une coquille de l’originale de Poésies I donne la Grèce des Forgerons, ce qui en virant le propos vers l’hellénisme rend à Héphaïstos ce qui est dû à Hinstin et constitue, de la part de l’anonyme typo qui se fendit de ce C/V un intéressant essai de correction positive, peut-être le premier directement inspiré par Ducasse.

 http://www.bmlisieux.com/archives/forgeron.htm

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