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1818-1886. Botaniste et entomologiste, cet érudit, licencié en sciences et en lettres, était aussi un juriste et un journaliste qui, « républicain intrépide et imbu de romantisme », fuit le Second Empire en Belgique, au Pérou et au Chili avant de se fixer en 1859 à Montevideo, où il gagna sa vie en enseignant. « Cet homme savant et affable fit une telle impression sur le jeune Isidore Ducasse que toute sa vie fut dès lors vouée au maître vibrant et prédestiné et à la bibliothèque magique du père », affirme hardiment Pedro *Ipuche. Selon Édouard G. Dubreuil (« Origine possible de la formation intellectuelle d’Isidore Ducasse », la Cruz del Sur n° 28, 11/1925), le professeur Gibert aurait emmené Ducasse avec lui à Tucuarembó (où ce savant fit des observations géologiques) et l’aurait conseillé en 1867. S’il faut croire à cet ascendant, il n’a pu s’exercer que dans une période très limitée, à moins que ce ne soit épistolairement (Ipuche et Dubreuil parlent de lettres – non retrouvées – de Ducasse à Gibert). D’Ernest Gibert on possède en latin un catalogue des plantes de la flore montévidéenne (1873) Enumeratio plantarum sponte nascentium agro Montevidensi. On a signalé en 1926 dans sa bibliothèque deux exemplaires des Fleurs du mal dédicacées de la main d’Isidore Ducasse adolescent. François Caradec signale d’autre part un numéro du Patriote Français de 1864 où Gibert fustige *Musset et *Leconte [de Lisle] comme le feront, six ans après, les Poésies.

 

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