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Saujon (Charente Inférieure) 9/11/1832- Paris 28/09/1873.

Sixième exemple du « lyrisme moderne » (I : 38), membre d’honneur du « clan des *romanciers de cours d’assises » (I : 13). D’abord secrétaire de Paul *Féval, il publia des comptes-rendus de causes célèbres et une biographie de l’illustre Maître Berryer (Nicolas-René, (1703-1762), sieur de Ravenoville en Normandie, avocat général, conseiller au Parlement, intendant, lieutenant-général de la police 1747-57 – charge sous laquelle il instaura un vaste réseau d’espionnage dont les renseignements permirent à la Pompadour de liquider la plupart de ses ennemis –, ministre des Colonies ou de la Marine, garde des Sceaux.*). Feuilletonniste dans Le Pays, puis dans Le Soleil de Polydore Millaud, il donna sept romans faciles mais sans succès : Le 13e hussard, L’ancien Figaro, Les comédiennes adorées, Les cotillons célèbres, Les gens de bureau, Mariages d’aventures, Ruses d’amour. Les traductions de *Poe par *Baudelaire lui firent envisager une carrière de romancier de l’étrange, mais c’est en promoteur français du « roman judiciaire » qu’il devint célèbre avec L’affaire Lerouge (1864), Le crime d’Orcival (1867), Le dossier n° 113 (1867), Monsieur Lecoq (1868), Les Esclaves de Paris (1869). Ses derniers romans La Vie infernale (1-1-1870), La clique dorée (1871), La corde au cou (1873), L’argent des autres (1874), La dégringolade (1874), Le petit vieux des Batignolles (1876, posth.) débordent le genre purement judiciaire.

*http://pages.infinit.net/lej/diction/berryer.htm

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