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Avant de devenir le néga-sioniste de référence, Robert *Faurisson avait fait un livre de 400 pages (A-t-on lu Lautréamont?) pour démontrer qu’Isidore Ducasse n’était qu’un farceur. Le n’était qu’un est sûrement faux, mais la thèse sous-jacente à ce nétèque, savoir : on n’est pas sérieux quand on est un farceur, vaut qu’on la démonte. La farce est, en général, un outil pédagogique de première qualité, et son emploi ponctuel a toujours fait partie de l’arsenal des littérateurs non naïfs, soucieux d’amener le lecteur à plus de réflexion. Pour prévenir l’effet des mystifications graves, en particulier celle des idéologies, des religions, il est indispensable que les jeunes gens trouvent dans leurs lectures des composés subtils de farce et de pensée sérieuse ; faute de quoi, ils seront portés à supposer, bien à tort, qu’il y a d’une part le sérieux impeccable, à quoi se fier les yeux clos, et d’autre part les choses sans poids, juste bonnes à divertir. Partition désastreuse, mère de tous les fanatismes ! Le jugement ne doit pas seulement s’exercer sur le genre d’un discours (est-il sérieux, ne l’est-il pas ?), mais sur la qualité de ses plus petites parties. La *science entreprise par Ducasse a pour visée pédagogique majeure la formation de ce jugement.

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