Étiquettes

, , ,

1793-1876. La banque Darasse, 5, rue de Lille, est l’adresse du premier et dernier des trois correspondants confirmés d’Isidore Ducasse (la première lettre, en date du 22 mai 1869 et connue par la copie partielle de Léon *Genonceaux, fut écrite alors que Ducasse terminait les Chants de Maldoror, dont elle porte la trace du style ; la seconde, datée du 12 mars 1870, expose sa situation littéraire – on ne possède l’original, retrouvé en 1984, que de celle-ci). Au terme d’une carrière mouvementée commencée sous le premier Empire, Darasse était devenu le représentant régulier en France des fonctionnaires consulaires français aux États d’Amérique méridionale. Mandataire du Chancelier auprès de son fils, il a mission de lui verser sa pension mais aussi, semble-t-il, de tempérer ses dépenses. Lors du décès du poète fin novembre 1870, ses effets (contenus dans une *malle) furent, croit-on, déposés à la banque, où François *Ducasse aurait pu les récupérer lors d’un voyage en France en 1873, à moins que, demeurés là, ils n’aient été soumis au même séquestre que toutes les choses qui s’y trouvaient. Marié à Adèle Coste, il en eut trois enfants, Marie (1822-1908, Paul (1823-1893) et Édouard (1828-1861). – C’est à son successeur Raymond *Dosseur que Genonceaux dut de pouvoir consulter les lettres de Ducasse à Darasse. Le ton et la teneur des deux lettres en question se comprennent mieux si l’on admet entre les deux hommes des relations supposant de la part de Darasse une attention qui peut l’inciter à sortir de son rôle strict de banquier, sous un rapport ou sous un autre. Son petit-gendre et successeur Dosseur était cousin-germain de ce Dragon de *Gomiécourt qui aurait eu (?) avec Ducasse au lycée de Tarbes une complicité (?) de nature à les en faire renvoyer tous deux.

Advertisements