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1824-1895. Moyennant ses *préfaces insensées et l’invention d’un parfum (Cuisses aux camélias, de Dumas) il a l’honneur de motiver un paragraphe entier de Poésies I :

Alexandre Dumas fils ne fera jamais, au grand jamais, un discours de distribution des prix pour un lycée. Il ne connaît pas ce que c’est que la morale. Elle ne transige pas. S’il le faisait, il devrait auparavant biffer d’un trait de plume tout ce qu’il a écrit jusqu’ici, en commençant par ses Préfaces absurdes. Réunissez un jury d’hommes compétents ; je soutiens qu’un bon élève de seconde est plus fort que lui dans n’importe quoi, même dans la sale question des courtisanes. (I : 17)

Les Goncourt (Journal, 10 mars 1864) rapportent sur lui une opinion qui nous intéresse éminemment puisque c’est celle d’une *jeune fille de quatorze ans (Judith Gautier, née en 1850) et de sa sœur aînée : « Les deux filles de Gautier me disent qu’elles le prennent le plus souvent en horreur à cause de sa pédagogie, de sa manie de leur dire des choses désagréables, de les reprendre, de les sermonner. » Cette sympathique Judith est la belle au bras de qui *Hugo, rentré à Paris le 5 septembre 1870, gagna le petit café en face de la gare du Nord, et qui, de sa jambe musculeuse, en barra l’entrée à la foule enthousiaste.

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