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Poitiers, 1826 – Paris, 1887.

Écrivain et professeur de philosophe aux lycées d’Angers, de Rouen, de Rennes, de Douai, et enfin à la Faculté des lettres de Paris, émule de Cousin – « serviteur attardé de l’éclectisme », juge Pierre Larousse :

« il dirige aussi une partie de la rédaction littéraire du journal la France, où, pour se justifier du reproche de n’avoir pas autant de génie que Pascal, et d’avoir mal remplacé Jouffroy, il accuse ses adversaires d’être des écrivains obscurs. M. Caro est, avec M. Paul Janet et un petit groupe de professeurs de l’Université, un des serviteurs attardés de l’éclectisme, genre de philosophie qui n’est que de l’érudition spéciale, mais qui possède l’avantage considérable de ne pas compromettre ceux qui la professent. Elle convient d’ailleurs à la médiocrité vaniteuse, qui prend volontiers pour de la supériorité l’absence de convictions personnelles, car une conviction quelconque, dans la langue éclectique, s’appelle un système ; or, le système sort du sens commun, et l’éclectisme, comme M. Caro le dit lui-même, aspire à être la philosophie du sens commun. »

Caro est aussi l’auteur, entre maints autres ouvrages, de L’idée de Dieu et ses nouveaux critiques (Paris, 1864), articles de critique réunis en un volume.

« On a dit de ce livre qu’il n’y avait d’idée que dans le titre, ce qui est une boutade mal fondée, quoique l’auteur de l’ouvrage parle volontiers de ce que les autres pensent de Dieu, et se taise sur ce qu’il en pense lui-même. »

et d’Études morales sur le temps présent (1855).

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