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Né le 21/2/1851.

Condisciple au Lycée Charlemagne de Georges Dazet et de Paul Émion (qui signe Alfred *Sircos), il collabore au journal estudiantin La Jeunesse dirigé par ce dernier. Il a dix-sept ans et sept mois quand, dans le N° 5 du 1er au 15 septembre 1868, il signe du nom d’Épistémon un intéressant compte-rendu du premier Chant de Maldoror. Première critique parue concernant Ducasse, c’est la seule dont on soit assuré qu’il l’a lue (il l’évoque dans sa lettre à Victor *Hugo; il a dû voir aussi l’articulet que *Poulet-Malassis lui consacra dans son *Bulletin). Il y a d’ailleurs tout lieu de penser que Dazet, Calmeau, Émion, Ducasse et d’autres se rencontraient, discutaient, et que la critique du Chant premier fut aussi verbale. Il apparaît à la comparaison que Ducasse en a tenu compte, qu’il a clarifié certains passages, effacé le caractère rompu que donnaient aux scènes dialoguées leur présentation en forme de scènes de théâtre, et ajouté bon nombre de *virgules. On peut parier que Ducasse a lu à haute voix ce Chant à ses amis (c’était alors l’usage : on frémit de la longueur des lectures que pouvaient supporter les amis de Flaubert), peut-être en s’accompagnant au *piano, ce qui lui aura permis de marquer certaines scansions, inapparentes dans la version 1 et que Calmeau ou un autre a pu lui conseiller de noter sur sa « partition » : dans la version 2, virgules et point-virgules sont en effet utilisés pour marquer les temps de façon quasi normalisée. Si l’on admet que la ballade *Risette est de Ducasse, on peut vérifier que ce texte prend, lui aussi, une toute autre tournure si on le dispose en prose continue.

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