Étiquettes

, , ,

Césarée de Cappadoce ~319 – 379

Moine, puis évêque de Césarée, il dénonça l’arianisme de l’empereur Valens et écrivit, parmi beaucoup d’autres ouvrages, des Règles, encore suivies aujourd’hui des moines orthodoxes. Magistral exemple du caractère familial de la sainteté (son père, sa mère, ses deux frères, sa sœur furent tous canonisés), ce docteur vénéré par l’Église d’Orient figura souvent depuis parmi les auteurs grecs du programme classique : c’est une citation de lui (attende tibi ipsi…) qu’eut à expliquer en grec Isidore Ducasse devant le jury du certificat d’aptitude au bac ès lettres, le jeudi où il y concourut (9 novembre 1865). Son explication reçut la mention passable. Jean-Louis Debauve a relevé (CL XXXI-XXXII p. 77) qu’il est beaucoup question dans les Lettres de Basile (lisibles en latin) de prostitution, d’inceste, d’adultère, de polygamie, de pédérastie et d’autres passe-temps aussi naturels – tous dignes d’avoir fixé l’attention du futur auteur des Chants de Maldoror, lequel, dans cette intéressante hypothèse bauvienne, aurait pu devoir à ses maîtres d’être orienté vers la consultation d’un antique spécialiste de ces matières difficiles, qu’il faut avoir longtemps pratiquées pour en regretter les charmes.

Advertisements