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Des sept lettres connues d’Isidore Ducasse, deux sont adressées à la banque Darasse (5, rue de Lille), médiateur financier entre le chancelier et son fils. Issues du dossier Ducasse conservé à cette banque, elles sont citées en 1890 par Genonceaux dans sa présentation de son édition des Chants de Maldoror. La première, d’un ton acide et cavalier, traite d’une pension à toucher et de retraits supérieurs aux fonds ; la seconde, d’un ton objectif, traite surtout de poésie. Bien qu’ordinairement cotées comme adressées « à Darasse », on ignore en fait le(s) destinataire(s) exact(s) de ces deux lettres ; la seconde au moins paraît impliquer des rapports quelque peu personnalisés entre les correspondants. À l’époque de la première (22 mai 1869), Maurice Darasse (46 ans) secondait son père (76 ans). À l’époque de la deuxième (12 mars 1870), la direction est échue à Raymond Dosseur (30 ans). Ce dernier ayant été interrogé par Genonceaux, on peut penser que, si, en 1870, il avait personnellement rencontré Ducasse, il aurait pu donner à son propos quelque information, dont Genonceaux se serait empressé de nous faire part – mais rien. Reste l’hypothèse que Ducasse ait eu affaire plus personnellement à un employé non identifié de la banque, mettons Joseph Durand, « à l’attention » duquel ses lettres auraient été proposées. (àLettre d’affaire en mode isidorique).

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