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1833 – ?. Imprimeur opérant 7, rue Baillif et ayant boutique 1, passage Verdeau (Mme *Gabrie a sa librairie au 25). « De gauche », il imprime la Revue populaire de Paris de Louise Bader, L’Avenir de *Damé et Le Rappel mais il lui arrive à l’occasion d’assumer l’impression d’un livre royaliste. C’est chez lui que s’imprima, en août 1868, la première version du premier Chant de Maldoror (diffusé en novembre) et plus tard, en avril et juin 1870, les deux fascicules des Poésies. Balitout ne fut qu’un pis-aller pour Ducasse qui, après la défection de *Lacroix, écrit, un mois avant la parution de Poésies I, qu’il compte publier ses Poésies et d’abord leur *préface chez Alphonse Lemerre. Condamné à quinze jours de prison et 200F d’amende le 7 janvier 1870 pour l’impression des Soldats de Félix Pyat (long appel à l’insubordination), Balitout sera arrêté avec ses compagnons par les Versaillais en 1871 lors de l’investissement du siège du Rappel sur l’ordre de Thiers. On perd alors sa trace, mais l’imprimerie Balitout existait toujours en 1885 ; on a relevé, à la dernière page d’anonymes Pensées d’un inconnu parues chez Ollendorff en 1899, le nom d’un G. Balitout, directeur de l’imprimerie Kugelmann, S. A., Paris.

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